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Margaux Nicollin, les J.O. en ligne de mire !

16h04 - 20 décembre 2023 - par L'Hebdo du Haut-Jura
Margaux Nicollin,
les J.O. en ligne de mire !
- © Grenoble

« Il y aura un après J.O., ce qui compte c'est ce que je serai devenue, c'est le chemin qui compte » 

Le temps d'un passage express à Chaumont, son village d'origine, sur les hauteurs de Saint-Claude, Margaux Nicollin est venue à la rencontre des habitants conviés à l'occasion d'une remise de chèque de la part de l'Amicale de Chaumont pour l'aider dans sa démarche de qualification aux J.O. On notait la présence de M. Millet, maire de Saint-Claude, de Lilian Cottet-Emard, adjoint au sport, de M. Lutic, adjoint au maire.

Margaux est revenue sur son histoire, qui commence en 2013 sur le terrain de Serger avec le lancer de javelot, initié par ses parents, Laurent et Hélène, dirigeant du club d'athlétisme.  La voie était tracée et surtout Margaux a excellé dans cette discipline. Son père lui a beaucoup appris sur ses points d'appui notamment.

A 17 ans, elle décroche sa première sélection en Equipe de France. Margaux était lancée. Elle bat un record de France à l'âge de 18 ans en junior, puis un autre à 23 ans.

Aujourd'hui son record personnel culmine à 59,73m

10 ans dans cette discipline avec des moments difficiles au niveau santé comme elle l'expliquera. Blessures, mononucléose et découverte de ce qui la gênait, en fait, une hypothyroïdie. Cette fois tout est réglé depuis 2 ans. Du STAPS de Dijon elle a intégré depuis celui de Grenoble où elle se sent bien, proche de la nature qui compte beaucoup pour elle. Margaux c'est une jeune femme avec de belles valeurs, l'humain, le sport, l'apprentissage, la transmission, l'environnement. « Tout ce que j'ai vécu ces années me renforce » confiait-elle.

D'ailleurs, elle a trouvé sa voie, en parallèle du travail en sport de haut niveau elle est aussi coach pour les particuliers comme entreprises.

Aujourd'hui elle se voit contrainte de lancer une cagnotte pour subvenir à ses frais engendrés pour une éventuelle qualification aux J.O., il se trouve que la fédération d'athlétisme ne l'aide plus, suite à ses problèmes de santé. Il existe 2 voies pour être sélectionné, la Fédé mais aussi un bilan mondial, le Ranking et pour cela, il lui faut réussir 5 meilleures performances avec 64m au compteur. Elle a tracé les 6 mois à venir pour aller chercher des « perf », en février elle sera sur une compétition à Salon de Provence, en mars sur une Coupe d'Europe au Portugal, puis au championnat d'Europe à Rome en Italie, le championnat de France Elite à Angers. Vous imaginez aisément le coût que représentent les déplacements, son entraîneur est avec elle, hébergement, ostéo, kiné etc soit un budget de 30.000 €. Ses parents l'aident, comme la ville de St-Claude, son club à Grenoble, de nombreuses personnes ont abondé sa cagnotte, une entreprise parisienne a fait un don, et Daniel Germond qui a déjà aidé Alexis Vuillermoz lui apporte aussi une aide financière. Le Lions Club de St-Claude également (voir page 3).  « Savoir qu'il y a autant de monde qui me soutiennent ça donne de l'énergie » soulignait-elle.

Un nouvel entraîneur

Maintenant c'est Pascal Lefevre qui lui apporte son expertise de Haut Niveau, il a intégré le STAPS de Grenoble, en mémoire son lancer à 82m. Son père Laurent vient aussi l'entraîner à Grenoble pour ses appuis, 2 fois par mois. « Aujourd'hui je me sens plus forte que lorsque j'avais lancé à 59,73m ». Et effectivement elle impose le respect par son parcours et son mental. Quelle énergie elle envoie ! Un espoir, comme elle l'a formulé, le souhait que la Fédé d'athlétisme présente une Française au lancer de javelot sur des J.O. organisés en France, à Paris. Nous l'espérons vivement.

Sophie Dalloz

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